Site icon

Les erreurs les plus fréquentes lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion (et comment les éviter)

Les erreurs les plus fréquentes lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion (et comment les éviter)

Les erreurs les plus fréquentes lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion (et comment les éviter)

Acheter une voiture électrique d’occasion séduit de plus en plus d’automobilistes : prix d’achat réduit, coûts d’usage plus faibles, fiscalité avantageuse, accès aux zones à faibles émissions… Mais le marché de l’auto électrique de seconde main est encore jeune et comporte des spécificités techniques qui ne s’improvisent pas. Une erreur d’évaluation de l’état de la batterie, une méconnaissance des systèmes de recharge ou un mauvais choix de modèle peuvent rapidement transformer une bonne affaire en source d’ennuis.

Voici les erreurs les plus fréquentes lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion, et surtout, comment les éviter pour choisir un modèle adapté à vos besoins, fiable et pérenne.

Négliger l’état de la batterie (le cœur d’une voiture électrique)

Sur une voiture thermique, on se focalise sur le moteur et la boîte de vitesses. Sur une voiture électrique d’occasion, la pièce maîtresse est la batterie de traction. Sa capacité réelle conditionne directement l’autonomie, donc l’usage que vous pourrez faire du véhicule.

L’erreur la plus classique consiste à se fier uniquement au kilométrage ou à l’année du véhicule sans vérifier l’état réel de la batterie.

Pour vous protéger :

Ignorer sa propre utilisation et ses besoins en autonomie

Une autre erreur fréquente lors de l’achat d’une voiture électrique d’occasion est d’acheter “trop petit” ou “trop gros” en termes de batterie. Une citadine électrique avec une batterie de 22 kWh peut être parfaite pour un usage urbain, mais inadaptée si vous faites 150 km d’autoroute par jour. À l’inverse, payer plus cher pour une grande batterie que vous n’exploiterez jamais n’est pas forcément rationnel.

Avant de signer, posez-vous quelques questions clés :

Idéalement, choisissez une voiture électrique d’occasion dont l’autonomie réelle (et non théorique) couvre vos besoins quotidiens avec une marge d’au moins 30 %, pour tenir compte de la dégradation future de la batterie et des conditions difficiles (hiver, autoroute, charge embarquée).

Oublier de vérifier la compatibilité de recharge

La recharge est le nerf de la guerre. De nombreux acheteurs se concentrent sur l’autonomie mais oublient la rapidité et les standards de recharge, ou encore la compatibilité avec leur installation à domicile.

Les principaux points de vigilance :

Avant l’achat, il est utile de simuler vos scénarios de recharge (à la maison, au travail, sur la route) avec des applications dédiées aux voitures électriques (Chargemap, ABRP, etc.).

Ne pas inspecter l’historique d’entretien spécifique à l’électrique

Une voiture électrique d’occasion nécessite moins d’entretien qu’un modèle thermique, mais cela ne signifie pas “entretien zéro”. L’une des erreurs courantes est de penser que l’historique d’entretien n’a pas d’importance.

Éléments à vérifier :

Un carnet d’entretien complet, des factures, et idéalement un suivi en concession ou chez un spécialiste du véhicule électrique sont des atouts qui augmentent la confiance dans la voiture électrique d’occasion que vous envisagez.

Se focaliser sur le prix au détriment du TCO (coût total de possession)

Le prix affiché est évidemment un critère majeur, mais une erreur récurrente est de ne regarder que ce chiffre, sans prendre en compte le coût total de possession sur plusieurs années.

Pour évaluer correctement une voiture électrique d’occasion, intégrez :

Un modèle un peu plus cher à l’achat, mais mieux doté en autonomie, plus apprécié sur le marché et encore sous garantie batterie, peut se révéler un bien meilleur choix à moyen terme.

Sous-estimer l’impact du climat et des conditions de roulage

Les annonces de voitures électriques d’occasion mettent souvent en avant l’autonomie WLTP, mais celle-ci est mesurée dans des conditions idéales. Dans la réalité, la température, la vitesse moyenne et le relief ont un impact majeur.

Erreurs fréquentes :

Lors de votre essai routier, essayez de reproduire le plus possible vos conditions réelles de conduite : vitesse, type de route, chargement du véhicule. Observez l’évolution du pourcentage de batterie plutôt que de vous fier au simple affichage de kilomètres restants.

Ne pas vérifier les options logicielles et connectées

Sur les véhicules électriques modernes, une partie de la valeur réside dans les services connectés et les options logicielles : préconditionnement de la batterie et de l’habitacle, planification de trajet avec bornes, mise à jour à distance (OTA), aide à la conduite avancée, etc.

Ignorer ces aspects est une erreur, car certaines fonctions sont payantes par abonnement ou liées à un premier propriétaire.

Points à vérifier :

Omettre les aspects pratiques du quotidien

Enfin, au-delà des considérations techniques, une voiture électrique d’occasion doit s’intégrer dans votre quotidien. Une erreur fréquente consiste à oublier des détails pratiques qui deviendront vite agaçants.

Prêtez attention à :

En prenant en compte ces éléments, en posant les bonnes questions et en exigeant un minimum de transparence (diagnostic batterie, historique d’entretien, compatibilité de recharge), l’achat d’une voiture électrique d’occasion peut devenir un excellent levier pour passer à la mobilité électrique avec un budget maîtrisé, tout en conservant un usage confortable et serein sur le long terme.

Quitter la version mobile